Selon de récentes études, près d’un tiers des Nord-américains ne dorment pas assez pour vraiment en ressentir les bienfaits. C’est pourquoi bon nombre de gens ont parfois recours à des médicaments qui peuvent aider à mieux dormir, et ainsi, soulager les problèmes d’insomnie et ses symptômes désagréables. Ces médicaments sont-ils nocifs pour la santé? Quels sont les dangers potentiels? Voici quelques informations qui pourront vous aider à mieux comprendre les somnifères et leurs impacts sur la santé.

Mieux comprendre le sommeil et ses bienfaits

Lorsque le cerveau perçoit la lumière du jour, il libère 5 hormones distinctes : l’histamine, le glutamate, l’acétylcholine, la noradrénaline et la sérotonine. Lorsque les signaux avertissant la présence de la lumière du jour diminuent ou cessent, l’hypothalamus sécrète alors l’hormone qui joue un rôle crucial quant à la régulation du sommeil : la mélatonine. C’est souvent lors de cette étape que se situe le problème de plusieurs insomniaques. Conséquemment, le docteur Jonathan Fleming, directeur adjoint du Programme sur les troubles profonds du sommeil à Vancouver explique « qu’en plus de se sentir fatiguées et somnolentes au cours de la journée, les personnes qui manquent de sommeil peuvent être irritables, déprimées et anxieuses, elles peuvent avoir de la difficulté à se concentrer et à être attentives, elles peuvent éprouver des maux de tête et des troubles gastriques. »1

Comment fonctionnent les somnifères?

Il existe plusieurs familles de somnifères, tous ayant leurs côtés positifs et négatifs. La plupart des somnifères sur le marché contiennent de la mélatonine et ont une action sédative importante, tandis que d’autres viendront jouer sur le cerveau afin de calmer l’activité neuronale et, ainsi, favoriser le sommeil.

Des conséquences sur la santé à long terme

Le docteur Marc Leavey de l’hôpital de Baltimore croit fermement que les somnifères « devraient être utilisés pour traiter une insomnie à court terme. » Au-delà d’une utilisation de plus de 10 jours, le risque d’accoutumance est encore plus grand (en anglais). « En plus du risque d’accoutumance, s’ajoutent souvent des effets indésirables les lendemains de la prise de somnifères », ajoute Dr Leavey. Ainsi, pour éviter la somnolence le jour suivant, il est important de suivre la posologie recommandée par son médecin et de s’assurer d’avoir au moins 7 heures de sommeil devant soi pour bien récupérer.3

Des options intéressantes

Voici quelques pistes de solutions intéressantes avant d’avoir recours aux somnifères :

L’analyse de son hygiène de sommeil

Faire l’inventaire de ses bonnes et moins bonnes habitudes de sommeil est un premier pas important à franchir lorsqu’on se questionne sur des épisodes d’insomnie. Dressez une liste des comportements favorables que vous souhaitez conserver, puis une autre liste de ceux que vous souhaiteriez changer.

La thérapie

Plusieurs centres spécialisés en thérapie du sommeil peuvent vous aider à reprendre de saines habitudes de sommeil. D’autres thérapies, comme la thérapie cognitivo-comportementale peut également être bénéfique pour mieux comprendre d’où proviennent les troubles du sommeil en question.

Les produits naturels

Même s’ils sont souvent suggérés pour traiter les troubles du sommeil, soyez tout de même informé que les produits naturels ne sont pas sans dangers pour autant. Certains d’entre eux peuvent avoir des contre-indications s’ils sont consommés en parallèle avec d’autres médicaments.

Pour vous assurer que la médication soit la meilleure solution pour vous, parlez-en d’abord à votre professionnel de la santé!

Des petites choses qui peuvent faire une grande différence

Une panoplie de petites choses peuvent influencer la qualité du sommeil. Voici quelques trucs et astuces qui pourront certainement vous aider à mieux récupérer!

Évitez de regarder l’écran de votre téléphone intelligent ou tablette

La lumière que génère ces appareils ralentit la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Il est donc recommandé de ne pas avoir de contacts visuels avec ces écrans au moins une heure avant d’aller au lit.

Trop manger

Les repas trop riches en gras ou en protéines sont très difficiles à digérer et peuvent facilement perturber la qualité de votre sommeil. Il est recommandé de consommer son dernier repas au moins 2 à 3 heures avant d’aller au lit. Attention! Il en vaut de même pour les collations et les grignotines de fin de soirée!

Augmenter la température de votre chambre

On peut penser qu’augmenter la température de la chambre, surtout lors de fin de soirées plus fraîches en hiver, peut favoriser l’endormissement. En fait, les études démontrent plutôt le contraire : la chaleur augmente la température du corps, ce qui ralentit l’endormissement. Il est donc recommandé de baisser la température de votre chambre légèrement, tout en vous assurant d’être confortable.