Des avancées dans la vaccination contre le cancer

Des avancées dans la vaccination contre le cancer

Des équipes de chercheurs travaillent à l’élaboration de vaccins prometteurs contre le cancer. Ils proposent une thérapie sur mesure pour chaque patient atteint. Et de l’espoir pour tous.

Près de la moitié des Canadiens et Canadiennes recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie et le quart de ces personnes en mourront, selon la publication Statistiques canadiennes sur le cancer.

La vaccination aide à prévenir des infections virales et a permis d’éradiquer ou d’éliminer presque complètement certaines maladies. De plus, la prévention de ces infections virales contribue également à prévenir certains cancers.

Depuis quelque temps, les chercheurs travaillent à développer de nouveaux vaccins non pas préventifs mais thérapeutiques en utilisant la vaccination pour atteindre les cellules cancéreuses.

Voici un tour d’horizon des possibilités en matière de vaccination contre le cancer.

Vaccination cancer

Vaccin préventif

Un vaccin préventif (ou prophylactique) est fabriqué à partir d’antigènes ou de virus inactivés qui ne causent pas d’infection, mais qui incitent le système immunitaire à produire des anticorps.

Des exemples?

Les vaccins contre :

  • La rougeole
  • Le tétanos
  • La poliomyélite
  • La COVID-19.

En matière de lutte contre le cancer, ce type de vaccin peut être utilisé pour prévenir une infection virale qui, elle, pourrait causer le cancer.

Des exemples?

  • Les vaccins contre le virus du papillome humain (VPH), virus associé notamment à des cancers génitaux ainsi qu’à certains cancers de la bouche et de la gorge.
  • Les vaccins contre l’hépatite B qui peuvent réduire le risque de cancer du foie.

Vaccin thérapeutique anticancéreux

Pour lutter contre le cancer une fois la maladie développée, il faut avoir recours à des vaccins thérapeutiques anticancéreux.

Ces vaccins sont actuellement faits de cellules cancéreuses, de parties de cellules cancéreuses ou d’antigènes (peptides synthétiques) visant à aider le système immunitaire à déceler ces cellules anormales et à s’y attaquer.

Leurs avantages?

  • Empêcher le cancer de se développer davantage.
  • Prévenir la réapparition du cancer.
  • Détruire les cellules cancéreuses qui restent après d’autres traitements.

Et si on se tournait vers les virus?

Une équipe de chercheurs québécois travaille présentement à l’élaboration de vaccins faits de virus appelés « oncolytiques », c’est-à-dire des virus tueurs le cancer, mais qui sont autrement inoffensifs.

L’objectif est que le vaccin, qui s’avère un mélangé de virus oncolytique et d’antigènes, déclenche une réaction immunitaire pouvant neutraliser les cellules cancéreuses.

Les antigènes à utiliser sont déterminés à partir d’une biopsie.

Ces vaccins ciblent exclusivement les cellules cancéreuses qui sont attaquées d’une part par le virus et d’autre part, par les anticorps. Les cellules saines ne sont pas touchées.

Aucune modification génétique du virus n’est requise puisqu’il suffit de jumeler le virus au cancer. Idéalement, ceci permettra d’offrir un traitement rapide, personnalisé et à moindre coût.

Malheureusement, les mutations – des milliers pour chaque type de cancer – demeurent un défi de taille pour ces équipes.

Vous avez des questions? N’hésitez pas à en parler à votre professionnel de la santé. Et à garder espoir pour la suite.