Trafic et stress au volant: des impacts surnois sur la santé

Trafic et stress au volant: des impacts surnois sur la santé

Que ce soit pour se rendre au boulot, sur le chemin du retour à la maison ou simplement pour un déplacement futile, le trafic fait malheureusement partie de notre routine.

Même si l’on a souvent l’impression que la frustration causée par un bouchon de circulation est brève et passagère, il n’en demeure pas moins que de se sentir coincé dans son véhicule est exaspérant et nous rend particulièrement impatients.

Saviez-vous que, selon une récente étude publiée par l’Université de Montréal, passer plus de 20 minutes au volant de sa voiture pourrait avoir de sérieuses conséquences sur la santé psychologique et même mener à l’épuisement professionnel?

Trafic et épuisement professionnel, intimement liés

Plus précisément, cette étude menée auprès de 1 942 travailleurs répartis dans 63 établissements au Québec a effectivement permis d’établir pour la première fois que le trafic quotidien est intimement relié aux symptômes d’épuisement professionnel en raison du stress qu’il engendre.

L’élément surprenant de cette étude est que seulement 20 minutes de trafic suffisent pour être à risque des effets pervers du burnout.

Il semblerait aussi que le milieu (urbain ou rural) ainsi que le moyen de transport utilisé soient tout aussi importants dans l’équation.

Ainsi, prendre le volant pendant 45 minutes pour se rendre en milieu rural ne causerait pas le même stress que de conduire la même durée de temps en milieu urbain. « Ce qui fait en sorte que le déplacement est stressant, c’est la perte de contrôle », ajoute Annie Barreck, instigatrice de la recherche à l’Université de Montréal.

Des conséquences à plus long terme

Le stress engendré par le trafic, ajouté aux autres petits stress que l’on vit au quotidien (argumenter avec un conjoint, les conflits au travail ou le simple fait de patienter dans une file d’attente), peut avoir des conséquences à plus long terme. Par exemple, mener à la détresse psychologique, l’anxiété ou différents troubles de l’humeur (en anglais seulement).

Quelques trucs pour mieux gérer son stress au volant

Si le trafic matinal est inévitable, rassurez-vous: plusieurs astuces existent pour apaiser les frustrations!

Inspirez, expirez, répétez

La respiration profonde est une technique de relaxation qui a fait ses preuves.

Cela paraît simpliste, mais cette méthode fonctionne et vous permettra de vous recentrer sur le moment présent au lieu de focaliser sur le fait que vous êtes probablement en retard.

Soyez courtois

En plus de vous procurer un sentiment de bien-être, vous remarquerez que d’être courtois au volant incitera forcément d’autres automobilistes à adopter le même comportement que vous.

Faites plaisir et vous recevrez assurément en retour!

Saisissez l’occasion

Voyez ce moment imprévu comme étant l’occasion de vous relaxer ou d’écouter vos chansons préférées.

Optez pour le transport en commun

Laissez-vous conduire au boulot en profitant du temps de navette pour mieux organiser vos journées, répondre à vos courriels, lire ou tout simplement vous détendre.

Dites « oui » à vos frustrations

Il est souvent plus facile de refouler nos frustrations plutôt que de les vivre et, ainsi, passer à autre chose. Le principe est fort simple: dire « oui » à ses frustrations permet de les accepter, et de vivre le moment présent différemment.

Souriez

Même s’il s’agit souvent de la dernière chose à laquelle on pense lorsqu’on roule à 10 km/h dans une voie rapide, il est démontré scientifiquement que de sourire diminue les effets néfastes du stress sur le corps.

Pour y arriver, tentez de trouver un élément ridicule de la situation dans laquelle vous vous trouvez. Peut-être réussirez-vous à décrocher un petit sourire.

Psitt! Même un faux sourire est suffisant pour en sentir les bienfaits sur le corps et l’esprit!